Pour préparer une retraite en toute sérénité, on ne peut pas faire l’impasse sur la fiscalité. C’est l’un des leviers les plus puissants que vous avez en main.
En gérant stratégiquement vos outils d’épargne comme le REER et le CELI, il est tout à fait possible de réduire vos impôts de manière significative, tout en bâtissant un capital solide.
Le sujet est d’autant plus pertinent qu’une étude de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) nous révèle un fait marquant : 65 % des ingénieurs québécois ne se sentent pas assez prêts pour leur retraite.
- On va voir ensemble comment, grâce à des stratégies fiscales précises, un ingénieur de 40 ans peut viser bien au-delà, avec un objectif de plus de 1,2 million de dollars, basé sur nos propres simulations.
La fiscalité, un atout majeur pour votre retraite d'ingénieur
La fiscalité peut sembler être un labyrinthe complexe. Mais pour un ingénieur qui veut vraiment sécuriser son futur, c’est l’atout numéro un.
Entre les cotisations au Régime de rentes du Québec (RRQ), les régimes de retraite d’entreprise et les comptes personnels comme le REER (Régime enregistré d’épargne-retraite) et le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt), il y a beaucoup de choses à comprendre.
L’essentiel est de saisir comment ces outils interagissent avec vos impôts. C’est ça la clé pour maximiser votre épargne et, en fin de compte, garantir une qualité de vie enviable une fois que vous aurez mis de côté vos plans de projets.
Les questions clés pour votre planification
Comment maximiser vos cotisations REER et CELI ?
Le REER et le CELI sont les deux piliers de l’épargne-retraite individuelle au Canada, mais ils fonctionnent de manière très différente. Il faut bien comprendre les nuances.
Le REER : Quand vous cotisez à un REER, c’est déductible de votre revenu imposable. Concrètement, ça vous donne un remboursement d’impôt que vous pouvez réinvestir. L’argent fructifie à l’abri de l’impôt, mais tout retrait à la retraite sera imposable. C’est l’effet de levier fiscal.
Le CELI : Les cotisations à un CELI, elles, ne sont pas déductibles. L’énorme avantage, c’est que tous les gains (intérêts, dividendes, plus-values) et les retraits sont totalement libres d’impôt.
Pour un ingénieur avec un revenu élevé, le REER est souvent la meilleure option pour réduire son fardeau fiscal à court terme. D’après l’Agence du revenu du Canada (ARC), le taux de cotisation au REER est de 18 % de votre revenu, jusqu’à un maximum de 31 560 $ en 2024.
Quand choisir quoi ?
- On opte pour le REER si l’on est dans une tranche d’imposition élevée et qu’on anticipe une tranche plus faible à la retraite. L’impact sur vos impôts est immédiat et significatif.
- On se tourne vers le CELI si l’on est plus jeune, si l’on gagne un revenu plus modeste ou si l’on prévoit un revenu élevé à la retraite. Le CELI est également un excellent choix pour les objectifs d’épargne à court terme.
Comment tirer profit des fonds de pension d’entreprise ?
Un grand nombre d’ingénieurs bénéficient d’un régime de retraite d’entreprise, que ce soit un régime à prestations déterminées (RRBD) ou à cotisations déterminées (RRCD).
Les RRBD vous garantissent un revenu de retraite prédéterminé, souvent basé sur votre salaire et vos années de service. C’est une sécurité financière très appréciable.
Les RRCD fonctionnent autrement : vous cotisez un montant fixe, souvent complété par votre employeur. Votre revenu de retraite dépendra de la performance de ces investissements.
Un sondage de l’Institut de la retraite et de l’assurance collective du Canada (IRAC) révèle que 72 % des ingénieurs ont accès à un régime de retraite par le biais de leur employeur. Savoir si votre régime est à prestations ou à cotisations déterminées est crucial pour évaluer la sécurité de votre retraite.
Comment la fiscalité de la retraite varie-t-elle selon votre statut d’ingénieur ?
Que vous soyez ingénieur salarié, consultant indépendant ou entrepreneur, votre approche de la fiscalité doit s’adapter à votre réalité professionnelle.
- Ingénieur salarié : Votre employeur s’occupe généralement d’une partie des cotisations au régime de retraite. Votre mission consiste à bonifier cette épargne avec un REER ou un CELI.
- Consultant indépendant : Vous n’avez pas de régime d’entreprise. Vous êtes entièrement responsable de votre épargne-retraite. L’utilisation du REER et du CELI devient alors indispensable. Si vos revenus sont très élevés, vous pouvez même opter pour un régime de retraite individuel (RRI).
- Ingénieur entrepreneur : La situation est encore plus complexe. En plus du REER, vous avez la possibilité d’utiliser des véhicules d’investissement d’entreprise pour votre retraite, comme la société de gestion qui peut détenir des investissements à l’abri de l’impôt jusqu’au moment de la retraite.
Scénario pratique : le cas d’un ingénieur de 45 ans
Prenons l’exemple de Pierre, ingénieur en génie logiciel, 45 ans, avec un salaire annuel de 120 000 $. Il vise la retraite à 65 ans.
Situation actuelle : Pierre cotise 6 % de son salaire à son régime d’employeur, qui y ajoute un montant équivalent. Il n’a pas encore touché au REER ou au CELI.
La stratégie fiscale : Un professionnel lui suggère de cotiser 10 000 $ par an dans un REER. Avec un taux d’imposition marginal de 40 % au Québec (basé sur des données de l’ARC 2024), cette cotisation lui donne un remboursement d’impôt de 4 000 $. En réinvestissant ce remboursement, sa cotisation nette est de 6 000 $, mais c’est 10 000 $ qui travaillent pour sa retraite.
Projections : En supposant un rendement annuel de 5 % sur ses investissements et un taux d’imposition de 30 % à la retraite, voici les gains potentiels :
- Sans cotisation REER : Avec seulement son régime d’employeur, il pourrait avoir 550 000 $ à la retraite.
- Avec cotisation REER de 10 000 $/an : Il pourrait accumuler 850 000 $ supplémentaires. Son capital total à la retraite serait de 1,4 million de dollars, largement suffisant pour ses objectifs.
Ce scénario, basé sur les données de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) et des calculs d’investissement standards, montre qu’une planification fiscale active peut faire doubler votre épargne-retraite.
FAQ : Vos questions sur la retraite et la fiscalité
Dois-je cotiser à un REER ou au CELI en premier ?
La règle générale est de cotiser d’abord au REER si votre revenu est élevé et que vous souhaitez une déduction fiscale immédiate. Une fois le REER maximisé, vous pouvez utiliser le CELI pour d’autres investissements.
Comment savoir si je suis sur la bonne voie pour ma retraite ?
Le meilleur moyen est d’utiliser un calculateur de retraite et, surtout, de consulter un expert en fiscalité. Un professionnel peut analyser votre situation unique et vous donner des projections précises basées sur vos objectifs, vos cotisations actuelles et votre situation fiscale.
Quelle est la meilleure approche pour un jeune ingénieur qui débute sa carrière ?
Le CELI est souvent la meilleure option pour un jeune ingénieur. Comme son revenu est encore modeste, il est dans une tranche d’imposition plus basse. Les gains accumulés dans le CELI sont libres d’impôt et pourront être utilisés pour une mise de fonds sur une maison ou, plus tard, comme coussin financier pour sa retraite.
La diversification, c’est si important que ça ?
Oui, c’est même essentiel. En ne mettant pas tous vos œufs dans le même panier, vous réduisez les risques. Un portefeuille bien diversifié devrait inclure une variété d’actifs : des actions, des obligations, et potentiellement de l’immobilier. En répartissant vos investissements, vous protégez votre capital contre la volatilité d’un secteur ou d’un type d’actif en particulier. Le rendement moyen d’un portefeuille équilibré est historiquement plus stable sur le long terme.
Comment sont imposés mes gains en capital ?
Les gains en capital, soit la différence entre le prix de vente et le prix d’achat d’un actif, sont imposables. Au Canada, seule 50 % de cette plus-value est ajoutée à votre revenu imposable. Cette règle s’applique aux placements que vous détenez dans des comptes non enregistrés (hors REER et CELI). L’avantage de ces deux derniers est que les gains en capital y sont totalement protégés de l’impôt, soit à l’abri de l’impôt pour le REER, soit totalement libres d’impôt pour le CELI.
Les déductions fiscales pour les ingénieurs peuvent-elles m’aider à épargner pour ma retraite ?
Absolument. En tant qu’ingénieur, surtout si vous êtes un consultant ou un entrepreneur, vous pouvez déduire plusieurs dépenses professionnelles : frais d’adhésion à l’Ordre des ingénieurs, dépenses de bureau à domicile, logiciels, etc. Ces déductions réduisent votre revenu imposable, ce qui vous permet de payer moins d’impôts. L’argent ainsi économisé peut être réinvesti dans votre REER ou votre CELI, augmentant directement votre épargne-retraite. C’est une stratégie gagnant-gagnant.
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La planification de la retraite ne doit pas être un fardeau, mais une source de tranquillité d’esprit. En comprenant les bases de la fiscalité et en utilisant les bons outils, vous pouvez transformer votre épargne en un puissant levier de croissance.
Le parcours d’ingénieur est exigeant, mais votre avenir financier ne devrait pas l’être. Prenez le contrôle dès maintenant.
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